Focus ferme publique : Saint-Vallier-de-Thiey

Cette fois-ci, le coup de projecteur est sur une commune des Alpes-Maritimes de 3745 habitant·es : direction Saint-Vallier-de-Thiey !

❓Pourquoi cette ferme
2020 a été l’année d’une grande réflexion sur l’offre alimentaire locale avec à la clef le dépôt d’une labellisation Projet alimentaire territorial (PAT). Un axe principal : améliorer l’offre de restauration collective. La dynamisation de la production territoriale en est l’un des leviers. Un atlas des territoires communaux a été réalisé dans la foulée en 2021 ! Et 2023 : c’est l’heure de se lancer ! Avec la volonté politique du maire et l’opportunité offerte par le plan de relance, la commune a fait le (pas si) grand saut (rassurez-vous) !

⚖️ Le montage juridique
Une régie, certes, mais une régie pas comme les autres ! L’un des objectifs étant d’approvisionner une cuisine centrale avec un prestataire repas en charge de l’approvisionnement et de la confection des repas, cadré par un marché public, il est donc nécessaire de vendre les légumes. Plutôt qu’une régie simple, c’est donc la régie à autonomie financière (régie autonome, de son petit nom) qui a été choisie puisque celle-ci permet précisément de procéder à des ventes ! Ces ventes se font au prix de la mercuriale bio de Rungis.

🚜 La ferme
Avec 1000 m² de plantation et une petite serre la commune obtient aujourd’hui 4,5 T de fruits et légumes annuels en rythme de croisière, produits par une maraîchère à temps partiel (70%) à l’année et un saisonnier en renfort de mars à septembre ! La production est donc à destination d’une cuisine centrale qui approvisionne deux cantines et en cas de surproduction en priorité à l’épicerie sociale avec possibilité de vendre également au personnel communal.

🧩 Un système d’acteurs essentiel
Si la commune n’a pas vraiment bénéficié d’un accompagnement par une structure dédiée, un réseau de PAT à l’échelle départementale a permis d’avancer sur certaines questions, d’échanger sur les idées et solutions aux problématiques rencontrées au fil de l’eau. Un vrai dialogue s’est aussi noué avec l’association Bio d’Aqui qui cultive sur un terrain proche, notamment sur le plan technique à travers des échanges entre maraîcher·es. Des fermes publiques, du dialogue et des réseaux, ça vous évoque quelque chose ?

🍃 Articulation des activités
La ferme publique a un volet pédagogique très important. La commune a pu procéder à la restauration d’une bergerie proche de la parcelle cultivée. Ces deux lieux devenus espaces de sensibilisation avec l’inauguration de la Maison de l’alimentation et du développement durable (MADD) début 2025. Des ateliers sur la ferme, des visites et ateliers plantation pour les scolaires, périscolaires, adhérents de l’épicerie sociale ainsi que des cueillettes solidaires sont organisées tout au long de l’année.

Bravo aux élu·es et aux agent·es derrière ce projet !

Et rendez-vous au prochain épisode !

Arthur G
Arthur G
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